La jeune compositrice et pianiste belge Apolline Jesupret invite à la découverte de sa musique qui allie consonance, rythmes et textures orchestrales agissant comme un tremplin vers un univers poétique et solaire. Ce programme, interprété par le quintette à cordes de Musiques Nouvelles et la compositrice au piano, proposera comme pièce maîtresse du concert, le concerto pour violon Ardeurs Intimes, interprété par la charismatique Maya Lévy au violon solo. Distribution Maya Lévy, violon Apolline Jesupret, piano Ensemble Musiques Nouvelles, quintette à cordes David Nùñez, violon Laurent Houque, violon Maxime Desert, alto Jean-Paul Dessy, violoncelle Mariana Fernandez, contrebasse Programme70 min
De Glace - Piano solo De Lave - Piano solo Lueurs Immergées - Piano solo Le réveil d’Eléa - Quintette à cordes et piano - I. "Elle rêve !"
- II. Lentement, les paupières se soulevèrent
- III. Très doucement, presque chuchoté
- IV. "Eléa..."
Ardeurs Intimes - Violon et quintette à cordes - I. Vibration
- II. Contemplation
- III. Pulsion
Dans l'air du soir - 7 Miniatures pour violon solo - I. Tendre vanille
- II. Conifère gelé
- III. Poivre rose
- IV. Vapeurs d’iode
- V. Ardbeg
- VI. Menthe poivrée
- VII. Encens de lumière
Note de programme « Il n’est pas courant de se voir consacrer deux disques monographiques dans un intervalle (plutôt) court et à un âge (en la matière) précoce, mais voilà, Apolline Jesupret mord la vie à pleines dents, posée et passionnée à la fois, débordant de maturité quand elle compose sa musique, négligeant le petit-déjeuner quand elle est pressée d’en parler – olympienne et olympique. L’idée, cette fois, naît dans le cerveau de Maya Lévy, la nuit qui suit la création du concerto pour violon, théâtre du rêve de la violoniste qui impose à ses yeux, avec la conviction tenace de l’inconscient, un album porté à deux, pour lequel elle se démène, échafaude idée sur proposition et joue sur la moitié des pièces. » Bernard Vincken « Car comment faire tenir ensemble le bleu et l’ardent ? Comment, autrement que dans le mystère, mêler aussi purement une telle diversité de parfums, de couleurs ? Le chaud brise la glace et la froideur raidit l’ardeur, à l’évidence. Alors, quand le feu caressait la neige, jadis, ou que la mer embrasait le cèdre, l’impossible s’écriait, à l’évidence. Mais nous n’en sommes plus là, aujourd’hui. Car Apolline touche au mystère sans y prendre garde : il est des dissonances qui s’épousent et des contrastes qui s’embrassent, sans jamais s’effleurer. Et sa musique le peut parce qu’elle y loge le secret – toujours inavoué, mais aussi, en ce sens, éternellement convoité ». Lucyl Mettens De Glace Inspirée par la toile Iceberg de la peintre et compositrice Julie Thériault, De Glace s'inscrit dans un cycle d'études de sonorités pour le piano. À l'image des différentes textures que peut prendre la matière physique, De Glace explore la texture froide, immuable et cristalline d’un iceberg, prenant pour point de départ des intervalles de quinte et un rythme constant qui vont progressivement laisser apparaître des reliefs et impuretés dans la matière. De Lave Inspirée par la toile Ile Volcanique de la peintre et compositrice Julie Thériault, De Lave est la seconde pièce du cycle d'études de sonorités pour le piano. La lave se présentant comme une matière tantôt en fusion, tantôt solidifiée, l’oeuvre tend à retracer ces différents états dans une énergie magmatique et dans la force d’un volcan en éruption. Lueurs immergées Dans un climat sombre et abyssal, des lueurs apparaissent comme des sursauts de vie. La perception oscille entre le net et le flou, les formes se déforment et s’entre-mêlent au sein d’un environnement clair-obscur. Le réveil d'Eléa L'oeuvre est écrite en référence au roman La nuit des temps de René Barjavel, et s'inspire plus particulièrement de l'épisode où le personnage d'Eléa, congelée dans un glacier depuis 900 000 ans, s'éveille sous l'oeil attentif d'un groupe de scienti-fiques. La pièce musicale est divisée en quatre mouvements. Dans l’air du soir Inspirée par le Prélude n°4 du premier cahier de Debussy, Dans l'air du soir est une série de sept miniatures pour violon solo, chacune des miniatures se rattachant à un parfum ou une saveur : Tendre vanille - Conifère gelé - Poivre rose - Vapeurs d’iode - Ardbeg - Menthe poivrée - Encens de lumière Les sons tournent dans l'air que l'on inspire, les parfums tournent dans l'air musi-cal... Ardeurs Intimes Inspirée de l'état intérieur que l'on peut ressentir dans une relation d'amour avec autrui, l'oeuvre dépeint les énergies contrastées qui traversent l'âme dans de telles circonstances. Chacun des trois mouvements décrit ces différents états : Vibration témoigne de l’effervescence et de l’animation qui secoue l’âme à l'évoca-tion de l’être aimé. À corps perdu, on vibre pour quelqu’un. Contemplation traduit l’état onirique lorsque l’on idéalise l’être aimé. La personne aimante s’égare dans un tourbillon de pensées, souvent irréaliste, qui placent l’être aimé sur un piédestal que l’on contemple avec admiration. Pulsion décrit l’amour charnel. Le corps dicte les actes et les êtres s’abandonnent, animés par l’excitation et le plaisir. À l’issue de la cadence de la soliste, l'instant pulsionnel atteint son sommet.
BIS De mille murmures (4min) - piano et violon. Duo commandé par Elsa de Lacerda et qui figure sur son album Change (Cyprès) dans lequel elle a demandé à une série de compositeurs•trices d'écrire pour piano et violon à partir de mélodies qui ont eu un rôle à jouer lors de grand changements sociétaux (révolutions,chute du mur de Berlin...). J'ai écrit cette pièce en partant de la mélodie "El pueblo unido jamás será vencido" qui a été rendue célèbre lors de la révolution au Chili en 1973. Dossier complet |